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Pourquoi voyager sans billet tour du monde

Voyager sans billet tour du monde
Ecrit par Pauline

Avant mon départ, la question s’est posée de prendre ou non un billet Tour du monde. Pourtant connu pour être moins cher et plus simple, pourquoi ai-je finalement décidé de partir sans ? La réponse dans cet article…

Un billet Tour du monde, c’est quoi ?

Un billet Tour du monde vous permet d’obtenir en une seule fois tous vos trajets en avion pour un voyage autour du monde. Les billets sont proposés par des alliances aériennes comme SkyTeam, One World ou Star Alliance, par des compagnies aériennes directement comme Air New Zealand, ou encore par des agences comme ZipWorld ou Travel Nation. D’après ce que j’ai vu, un tour du monde « classique » passant par l’Asie, l’Océanie et l’Amérique Latine coûterait autour de 3500 €.

Peser le pour et le contre

Comme pour beaucoup de mes choix de vie, j’ai pris ma décision en pesant le pour et le contre.

Voyager sans billet Tour du monde

Mon choix

Vous l’aurez compris, mon choix a été assez rapide… Mon besoin de liberté totale, de suivre mes envies au fur et à mesure du voyage et des rencontres a pris le dessus. Je dirais même plus : c’est l’essence même de mon projet. Partir sans billet d’avion, sans itinéraire ni date de retour, était exactement ce que je voulais pour ce voyage autour du monde.

Je me connais. Je sais que je change d’avis et d’envie régulièrement. Prendre un billet Tour du monde m’aurait fait me sentir comme enfermée dans une cage, obligée de suivre un itinéraire dont je ne sais rien et probablement me rendre compte que ce n’était pas la meilleure option. Bref, exactement ce que je voulais éviter.

Et 6 mois après le départ ?

Et aujourd’hui, 6 mois après être partie, est-ce que je pense que c’était une bonne ou une mauvaise idée ?

Et bien partir avec un aller simple, sans billet Tour du monde, a été une des meilleures décisions de ma vie. Vraiment !

Je me sens plus libre que jamais ! Je peux aller où je veux, quand je veux et rester autant de temps que je veux. Seule la durée de mes visas me limite… mais un visa, ça se renouvelle !

J’ai rencontré de nombreux tourdumondistes avec un billet Tour du monde en poche. Lorsqu’ils me décrivaient en détail leur itinéraire à venir avec le temps qu’ils passeront sur place à chaque étape… Je ne les enviais vraiment pas. D’autant plus lorsque je les entendais dire avec regret « ahhh non, on adorerait rester mais on ne peut pas, on a un avion de X à Y dans 3 jours ! ». Je trouvais ce manque de liberté tellement dommage. Ces personnes avaient économisé souvent pendant des années pour goûter à la liberté d’un voyage longue durée, et se retrouvent finalement bloqués dans un programme pas ou peu modifiable.

Alors bien sûr je comprends que certains ne peuvent pas se permettre de partir plus d’un an parce qu’ils ont un boulot à récupérer en rentrant. Dans ce cas, trainasser au fin fond de la pampa pendant des mois n’est pas forcément envisageable parce que « Wow ! S’agirait pas de rester à glandouiller ! Y a une bucket list à cocher là ! » Mais de mon côté, je préfère privilégier la qualité à la quantité.

Pas forcément plus cher

Par contre, j’ai plus de doute sur l’argument « j’ai pas assez de budget » pour partir à l’arrache… Parce que je pense dépenser 2 fois moins d’argent que les possesseurs de billets TDM ! Quoi ? Mais comment ça ?! Qu’est-ce que tu nous racontes encore !

Oui, oui, je persiste et signe ! Voyager lentement, ça veut dire pour moi avoir la possibilité de m’arrêter pour travailler ou faire du volontariat. Ça veut dire que je vais privilégier les transports terrestres qui coûtent souvent moins cher. Ça veut dire que je vais davantage m’attarder et rencontrer des gens qui parfois m’inviteront à dormir ou manger chez eux… Parce que ce temps, je l’ai ! Rien ne me presse alors oui, ton canapé m’intéresse et je passerai bien dîner avec toi. La visite de ce temple machinchouette ou de ce musée trucbidule peut attendre demain ou même après-demain, soyons fous !

A l’heure où je vous écris, je suis installée dans une famille au Caire depuis 6 semaines… L’Égypte ne faisait absolument pas partie des pays que j’imaginais (re)visiter durant ce voyage… J’ai commencé par l’Asie alors pourquoi revenir « en arrière » au Moyen Orient alors que je me dirigeais plutôt vers l’Océanie… Je vous le demande ! Et bien le hasard des rencontres m’a emmené jusqu’ici. Mes envies ont changé. J’avais simplement besoin d’autre chose. Et qui sait, demain, je serai peut-être en Roumanie, en Alaska ou en Uruguay ! Le monde est mon terrain de jeu. J’écoute les signes et me dirige là où le destin me mène.

Mon budget « Avion » en détail

Pour vous prouver que mon budget n’est pas exorbitant, voici ce que m’ont coûté mes billets d’avion internationaux pour ces 6 premiers mois :

  • Paris – Manille : 347 €
  • Manille – Ho Chi Minh : 112 €
  • Kuala Lumpur – Le Caire : 253 €

>> Soit 712 €

Le reste du temps, j’ai voyagé en bus ou en mini van (qui souvent ne coûtent pas grand chose) pour traverser les frontières. Pour vous donner un exemple, mon trajet de Hanoi au Vietnam à Luang Prabang au Laos m’a coûté 1 million de dongs vietnamiens, soit 37 €, pour 27h de bus !!

Alors oui, c’est plus long. Mais personnellement, je trouve qu’il est important de n’utiliser l’avion que si aucune autre solution n’est disponible. Pour des raisons environnementales d’abord, mais aussi parce que je trouve que ressentir les vraies distances permet de mieux apprécier le voyage. Et oui, l’équivalent d’un trajet d’1h en avion peut prendre du temps par voie terrestre, surtout s’il y a des montagnes. Mais ne dit-on pas que le trajet fait partie du voyage ? Et puis franchement, j’ai assez couru dans ma vie… là je voyage alors à quoi bon se presser. Surtout avec ces magnifiques paysages que je vois passer à travers la fenêtre. Sans parler de ces gens formidables que je rencontre dans ces transports.

Il n’y a rien de tel que de passer les frontières à pied. Prendre un bus qui s’arrête à des postes frontières épiques. Faire tamponner sa sortie, marcher ou reprendre le bus jusqu’à la frontière voisine. Faire tamponner son entrée. Ça a quand même plus de charme que dans un aéroport. Des anecdotes de ces traversées de frontières terrestres, j’en ai des tas ! Les autorités sont aussi moins regardantes sur les formalités, notamment les preuves de sortie de territoire. Jusque là, aucun poste frontière ne m’a demandé quoi que ce soit.

Justement, en parlant de preuve de sortie de territoire, je vous explique ici mon astuce pour éviter ce problème.

Et vous, vous êtes plutôt billet TDM ou achat au fur et à mesure ?


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Voyager sans billet tour du monde

Photo de couverture : images billets et main issues de Shutterstock

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A propos de l'auteur

Pauline

Pauline partage les secrets de fabrication de ses voyages pour faire de toi un voyageur expert. Spécialiste des voyages en solo au féminin.

4 Commentaires

  • Salut Pauline,
    Je suis entièrement d’accord avec toi. Je ne pense pas vraiment que la différence de budget est si importante en prenant soit même où en billet tour du monde. Je pense même que c’est en faveur de prendre soit même son billet. Cette impression de chemin tracé peut par contre être rassurante 🙂

    • Tu as raison, je comprends que cela puisse rassurer, à la fois la personne qui part voyager et son entourage, d’avoir un chemin tout tracé. Reste que ceux qui ont soif de liberté n’y trouveront souvent pas leur compte. Et comme tu dis, le budget n’est pas si différent entre les 2.

  • Tout à fait d’accord avec toi sur la totalité de ton article! Je n’aurai pas dit mieux, tout y est!
    J’ai aussi choisi l’option sans billets, déjà car je compte partir pour plus d’un an (ou peux être moins je ne sais pas) et surtout pour ne pas avoir de contraintes, et être libre de mes choix au fur et à mesure

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